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Méthode de tonte |
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TONTE MECANIQUE
Conseils de pro : Faire corps avec le mouton est très important. Le mouton doit être constamment bien maintenu par les jambes du tondeur mais il ne doit être ni serré ni souffrir. Un mouton assis entre les jambes du tondeur, bien maintenu à l’arrière laisse naturellement la tête aller de coté, dans une position « très relaxe » tout à fait à son aise et sans aucun mouvement de défense. Le mouton ne doit pas se laisser aller sur le mouton, la pression du poids et le rapport de l’ombre sur le mouton, va faire réagir celui-ci. Dans toutes les positions, il faut un maximum de lumière et de liberté de mouvement entre les deux intervenants.
Connaissance de
l’anatomie : Très important : un point précis à l’épaule sur lequel on appuis fait tendre ou rapprocher les pattes avant. Deux doigts derrière la nuque de la brebis la maintiennent bien étendue pour faire des coupes longues du dos. La même brebis tenue par une oreille va se débattre, ce qui risque de faire échapper la tondeuse. La peau doit toujours être bien tendue surtout avec les peignes à larges moustaches. Le pli de la peau est très vite ouvert. La position des jambes et de la main libre qui va s’appuyer à des endroits précis, vont permettre la tension du corps et celle de la peau. La précision du geste : Lié à la longue pratique et à la souplesse du tondeur, ce qui parait être un geste naturel très efficace l’est moins quand on débute et que l’on hésite à certains endroits délicats. D’où le risque pour les doigts. Qualité de la tonte : Pour éviter la fausse coupe, le peigne doit être toujours incliné légèrement vers la peau comme si le bout du peigne devait piquer dans la peau. Si à ce moment le peigne se trouve à plat sur toute la surface, la tondeuse va automatiquement avoir tendance à remonter en provoquant une fausse coupe (faisant perdre de la laine et du temps si le tondeur s’en aperçoit et veut parfaire son travail.) Souplesse du poignet : La souplesse du poignet est un élément majeur. C’est le poignet qui donne l’inclinaison de la tondeuse, la sensibilité du porteur de l’animal, la façon d’épouser le parcours. La faculté de tondre de la main gauche s’acquiert peu à peu. La méthode montmorillonnaise fait appel aux deux mains, la méthode Bowen n’utilise que la main droite. La vitesse de tonte : Objectif secondaire pour l’éleveur mais primordial pour l’entrepreneur de tonte. Comment tondre vite :
1.
le
temps : La tonte ne se fait bien et vite que si la température extérieure est assez élevée, que le suint est monté et que la laine est mure. Les mois de mai et juin conviennent très bien à ce travail. Il est possible de rentrer le troupeau la veille au soir en bergerie pour que le suint monte mais il faut des litières propres et si les animaux ne mangent pas, il est difficile de tendre la peau la peau lorsque la panse est vide. Ceci se produit en période pluvieuse où le troupeau reste parfois 48 heures à l’abri en attendant le tondeur.
2.
l’état
des animaux : Les brebis en bon état se tondent mieux et travail est plus facile. L’ORGANISATION DU
CHANTIER : Un chantier propre sans paille et maintenu propre au cours de la tonte est indispensable. Vous pouvez vous équiper d’un tapis de tonte qui fournira isolation, confort et amorti au tondeur et aux brebis. Il s’installe facilement sur l’aire de tonte grâce au système de fixation clipsable entre les tapis. LE TYPE DE TONDEUSE : Un éleveur qui tond son troupeau au cours de plusieurs jours peut se suffire, jusqu’à 300 brebis ou en se groupant à plusieurs éleveurs, il faudra préférer la tondeuse à moteur. L’équipement de la
tondeuse : Pour le moteur suspendu, la transmission peut être assurée par un cardan articulé ou un flexible. Les amateurs du flexible trouvent une plus grande souplesse de transmission permettant de mieux épouser les courbes qu’un tube métallique rigide. On doit pouvoir dire que les débutants préfèrent le flexible et que les professionnels très rapide viendront au cardan. L’EXECUTION DU TRAVAIL :
Le respect des positions clés, le coup de main, la connaissance anatomique et l’économie de geste feront peu à peu la vitesse en même temps que le bon travail. Conseils de pro : vous ne devez jamais pousser la tondeuse, le peigne doit glisser tout seul. L’affutage et le réglage de la tête sont des points importants. Si ça tond et l’on serre trop les peignes, ils s’échauffent, se déforment, ne coupent plus et font chauffer le moteur. EXEMPLE DE PLIAGE DE LA TOISON : Méthode néo-zélandaise : La toison est étalée sur la table de trie à claire-voie de façon à faire tomber dessous les quelques fausses coupes. Les crottes ont été coupées avant la tonte. La laine de ventre et de l’arrière, s’il y a des imperfections sont retirées ainsi que les marques de peinture, la toison est ensuite pliée. Les cotés sont rabattus vers l’intérieur et la toison ensuite roulée. La laine du cou peut être torsadée à la main puis enroulée autour de la toison pour la maintenir dans sa forme. Cette laine ne sera serrée dans les curons que si elle est bien sèche. Attention, au cas où beaucoup de laine ont été récoltées légèrement humide, les toisons doivent être mises sur des palettes en couche peu épaisses. Il ne faudrait jamais tondre humide car l’échauffement de la masse détruit toutes les qualités d’élasticité du brin et peut très vite aller jusqu’à la consommation du lot, voire l’incendie. Les lainiers sont très prudents à ce sujet. LA TONTE DES ARRIERES AVANT
L’AGNELAGE : Trois semaines avant l’agnelage, on dégage le bas du ventre autour de la mamelle et l’arrière en faisant des cercles autour de la vulve. Ceci facilite la surveillance de l’agnelage puis de l’état du pis. Par mauvais temps, les mères s’abritent plus facilement sous un couvert. Enfin, les agneaux risquent moins de téter la laine. On peut tondre complètement avant l’agnelage. Cette technique fait son chemin dans certaines régions sous conditions de maintenir le troupeau à l’abri durant la fin de la mauvaise saison. CHOIX DE LA METHODE : La méthode Bowen a fait ses preuves puisqu’elle s’est répandue dans tous les pays gros producteur de laine. Chez nous au Maroc, elle demande une bonne maitrise de l’animal et une certaine expérience. La position sur le dos au moment des coupes longues risque de faire échapper la brebis à un débutant si la tonte a été longue et la brebis fatiguée par la position. Cette méthode, très efficace au demeurant demande un apprentissage plus long. Dans la méthode montmorillonnaise toutes les positions maintiennent bien la brebis en place. Le point délicat : changer la tondeuse de main et tondre une partie de la main gauche.
LA TONTE MONTMORILLONNAISE : Comme dans la méthode Bowen la brebis est assise bien calée entre les jambes du tondeur, la main gauche tient les deux pattes avant levées pour dégager la poitrine. Une coupe longue se fait au sternum au bas ventre puis on dégage en travers le ventre, le pis en le protégeant avec la main, puis le bas du gigot et l’intérieur des pattes-arrières. Ensuite, on fait le cou soit de bas en haut soit de haut en bas suivant l’habitude du tondeur. Si le dégagement du cou et de la tête se fait de bas en haut, le tondeur peut s’agenouiller, la tête de la brebis repose sur son genou gauche, le genou droit maintenant la brebis sur la cuisse droite. Dans le cas contraire, le tondeur reste debout, la brebis toujours calée entre les jambes. L’épaule gauche est dégagée en remontant vers le dos, puis l’épaule droite et le reste du cou sont tondus. La brebis est ensuite redressée, la tête passe entre les jambes du tondeur ; celui change sa tondeuse de main et de la main gauche tond le flan gauche et la cuisse gauche. La tondeuse est reprise de la main droite. La brebis est ensuite pivotée pour finir la tonte du coté droit, la tête repassée entre les jambes du tondeur. Les coupes se font du vers le ventre. Cette phase est très rapide. On laisse doucement glisser la brebis dans les jambes en tenant la patte arrière à l’aide du point gauche et la tonte est terminée. |